Epipactis helleborine (L.) Crantz

Epipactis helleborine (L.) Crantz : l’épipactis à larges feuilles

L’épipactis à larges feuilles, à la réserve naturelle de Sclaigneaux. Cette orchidée est bien discrète et peu colorée, bien qu’elle soit très commune. Il existe actuellement sept espèces d’épipactis en Wallonie.

« L’Épipactis à larges feuilles est une plante très variable par le port et les dimensions. Ses tiges, isolées ou groupées, sont souvent robustes et toujours velues au sommet; elles peuvent avoir jusqu’à 1 m de hauteur. Elles portent de 4 à 15 grandes feuilles vert foncé, plus longues que les entrenoeuds, étalées horizontalement, orbiculaires à lancéolées, les plus grandes pouvant avoir jusqu’à 17 cm de longueur et 10 cm de largeur. L’inflorescence est généralement assez dense, allongée; elle peut avoir jusqu’à 40 cm de hauteur et être composées d’une centaine de fleurs bien ouvertes, pendantes à presque horizontales, verdâtres, plus ou moins intensément lavées de rose brunâtre ou de violet. Les sépales et les pétales sont ovales- lancéolés, longs de 7 à 15 mm, larges de 4- 9 mm. Le labelle est très différent des pétales; il est composé de deux parties. La partie basale, appelée hypochile, a une forme de petite coupe brun noirâtre et luisante à l’intérieur; c’est dans cette cupule que se trouve le nectar qui attire les insectes. La seconde partie, appelée épichile, est solidement fixée à l’avant de l’hypochile; elle a une forme de coeur long de 3- 5 mm; elle peut être colorée de manière variée, du blanc verdâtre au violacé foncé, et est munie à la base de deux bourrelets généralement assez marqués, séparés par un sillon longitudinal plus foncé. Ce sont principalement des guêpes et des abeilles domestiques qui visitent les fleurs pour venir se gaver de nectar sucré. En plongeant leur tête dans l’hypochile, elles heurtent les deux masses de pollen (pollinies) qui surplombent l’hypochile et qui se collent à leur dos grâce à une substance visqueuse contenue dans une petite glande blanche sphérique: la glande rostellaire. Des botanistes ont montré que le nectar de l’Épipactis à larges feuilles fermente parfois et contient alors un peu d’alcool; les insectes, véritablement drogués, visitent de ce fait de plus en plus les fleurs de l’Épipactis à larges feuilles qui est ainsi abondamment pollinisé. » (Source: biodiversite.wallonie.be)

Plantae / Tracheobionta / Magnoliophyta / Liliopsida / Liliidae / Orchidales / Orchidaceae / Epipactis helleborine (Linnaeus) Crantz, 1769

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